
Le protoxyde d’azote, aussi appelé « gaz hilarant », est un produit euphorisant et dissociatif qui fait partie de la famille des solvants-inhalants. Ces derniers sont des produits chimiques à vapeurs psychotropes, c’est à dire qui peuvent modifier le psychisme et l’état de conscience. La plupart de ces produits à inhaler sont des solvants d’hydrocarbures volatils dérivés du pétrole et du gaz. Les deux principales exceptions sont le Poppers et le protoxyde d’azote.
Le protoxyde d’azote est un gaz conditionné contenu dans des bonbonnes métalliques. Son usage est varié, par exemple comme gaz de pressurisation, d’aérosols alimentaires ou, mélangé à de l’oxygène, comme anesthésique en chirurgie. Il fait l’objet d’usages détournés dans des cadres plutôt festifs. Il peut être inhalé dans des ballons ou directement via les bonbonnes de conditionnement.
Autres appellations: proto, gaz hilarant, ballons, bonbonne, N2O
Attention, toutes les informations renseignées ici sont des notions théoriques qui ne remplaceront jamais un accompagnement professionnel. N’hésitez pas à contacter notre service d’accompagnement téléphonique au 02/227 52 52 pour toute demande d’information complémentaire ou personnalisée.
Le protoxyde d’azote, aussi appelé « gaz hilarant » ou « proto », est un gaz froid, incolore et à l’odeur douce stocké dans des cartouches pour siphon à chantilly, des aérosols ou des bonbonnes métalliques. Au départ, il est utilisé en médecine (comme analgésique), dans l’industrie automobile (pour booster les moteurs) et en cuisine (notamment dans les siphons pour chantilly). Détourné de son usage initial pour ses propriétés euphorisantes, il est, le plus souvent, transféré dans des ballons de baudruche avant d’être inhalé.
Autres appellations: proto, gaz hilarant, ballons, bonbonne, N2O
La vente, la fabrication, l’acquisition et la détention de protoxyde d’azote, à l’exception de son usage à des fins médicales ou techniques ou en tant qu’additif alimentaire, quelle qu’en soit la quantité, sont interdits par l’arrêté royal du 11 mars 2024 relatif à l’usage détourné du protoxyde d’azote.
Attention, la durée de présence des produits dépend beaucoup de la durée de consommation, des doses, des fréquences et des paramètres physiologiques de la personne. Les informations ci-dessous sont donc à prendre avec précaution.
Le protoxyde d’azote ne fait pas l’objet de dépistage.
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Conservé dans des cartouches pour siphon à chantilly, des aérosols ou des bonbonnes métalliques, le protoxyde d’azote est, le plus souvent, transféré dans des ballons de baudruche avant d’être aspiré par la bouche. Le transfert du contenant au ballon permet de réduire les risques d’engelures et de dommages aux voies respiratoires que pourraient produire une inhalation directement depuis la cartouche ou la bonbonne.
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Attention, les effets recherchés peuvent être différents des effets rencontrés. Ceux-ci peuvent être liés à l’état mental et physique de la personne, du contexte de consommation (stress, anxiété, en groupe ou seul, etc.) et/ou à la qualité du produit (notamment selon s’il provient du marché noir ou du circuit légal).
Le protoxyde d’azote provoque des effets quasi immédiats et qui s’estompent généralement après 2 à 3 minutes. Ces effets sont:
- modifications de la conscience,
- sensation de dissociation,
- état de « flottement »,
- euphorie proche d’une sensation d’ivresse, parfois accompagnée de rires incontrôlables,
- distorsions visuelles et auditives,
- modification de la voix,
- effets sédatifs.
Le protoxyde d’azote peut aussi entraîner toute une série d’effets désagréables qui disparaissent généralement après une quinzaine de minutes, mais peuvent parfois durer jusqu’à quelques heures ou quelques jours après la consommation, selon la dose consommée:
- nausées et vomissements,
- maux de tête,
- crampes abdominales,
- diarrhées,
- somnolence et baisse de la vigilance,
- vertiges,
- acouphènes,
- désorientation et difficulté à coordonner ses mouvements.
Attention, dans le cadre d’une consommation chronique, les effets peuvent changer. Certains effets peuvent s’atténuer ou s’intensifier, tandis que d’autres peuvent disparaître ou apparaître. Les nouveaux effets rencontrés peuvent s’approcher des effets recherchés initialement ou justement s’en éloigner.
Un usage régulier de protoxyde d’azote peut provoquer:
- état de fatigue,
- pertes de mémoire,
- troubles de l’érection,
- troubles de l’humeur,
- hallucinations visuelles,
- troubles du rythme cardiaque,
- baisse de la tension artérielle.
Ces troubles sont néanmoins réversibles à l’arrêt de la consommation.
Lorsqu’il est libéré, le protoxyde d’azote est un gaz très froid. Son inhalation directement via des bonbonnes pressurisés peut entraîner des gelures du nez, des lèvres ou des cordes vocales. Il est donc toujours recommandé de transférer le gaz du contenant vers des ballons de baudruche avant de l’aspirer par la bouche.
L’utilisation de protoxyde d’azote non mélangé à de l’oxygène peut provoquer une asphyxie, avec des risques de perte de connaissance, de chute et même de décès.
Un usage régulier peut, par ailleurs, provoquer:
- état de fatigue,
- pertes de mémoire,
- troubles de l’érection,
- troubles de l’humeur,
- hallucinations visuelles,
- troubles du rythme cardiaque,
- baisse de la tension artérielle.
Ces troubles sont néanmoins réversibles à l’arrêt de la consommation.
Dans des cas plus rares, le protoxyde peut, sur le long terme, provoquer:
- des difficultés à contracter les muscles des quatre membres, voire parfois une paralysie des membres inférieurs,
- des dommages sur le système nerveux,
- une inflammation de la moelle épinière qui peut se manifester par des fourmillements ou engourdissements des doigts et des orteils, une faiblesse dans les membres, des troubles de l’équilibre et des sensations de décharges électriques dans la nuque.
Surdosage
Le surdosage de protoxyde d’azote se manifeste par des troubles moteurs et des altérations de la perception. Le surdosage peut provoquer une détresse respiratoire et, dans certains cas, le décès.
- Ne consommez jamais seul et idéalement, le plus possible avec des personnes en qui vous avez confiance. Les risques de surdose peuvent être mortels.
- Si vous consommez du protoxyde d’azote, évitez les mélanges avec l’alcool, la MDMA, les amphétamines ou d’autres vaso-dilatateurs, car cela augmente la fréquence cardiaque. D’une manière générale, évitez au maximum les mélanges car vous ne savez jamais comment les produits interagissent entre eux.
- Evitez de consommer du protoxyde d’azote avant de prendre le volant, avant de conduire une machine ou avant une quelconque activité nécessitant coordination, vigilance ou bons réflexes.
- Ne pas consommer du protoxyde d’azote avant ou après une opération, car il augmente la tension artérielle. Si vous suivez un traitement médical, parlez-en à votre médecin
- N’inhalez pas le gaz directement en sortie de cartouche ou de siphon. Le transfert du contenant au ballon permet de réduire les risques d’engelures et de dommages aux voies respiratoires que pourraient produire une inhalation directement depuis la cartouche ou la bonbonne.
- Protégez-vous les mains pour tenir la cartouche ou la bonbonne lors de l’expulsion du gaz.
- Le protoxyde d’azote est inflammable. Eloignez-le de toute source de chaleur.
- Même si les effets du produits se dissipent rapidement, évitez de multiplier les prises et espacez au maximum les moments de consommation dans le temps.
- Inspirez pas à-coups et pas en continu le contenu du ballon, afin de réduire les risques d’asphyxie et de perte de connaissance.
- Lorsque vous achetez du protoxyde d’azote, informez-vous au maximum de sa provenance, sa qualité et sa fiabilité auprès de personnes de confiance. Evitez les bonbonnes vendues sur internet dont la composition est plus incertaine.
- N’utilisez pas de sac plastique ou de masque qui recouvrent le nez et la bouche pour inhaler le protoxyde d’azote (risque d’asphyxie).
- Ne prenez du protoxyde d’azote que si vous vous sentez bien physiquement et mentalement. En prenant un produit psychoactif lorsque vous vous sentez mal, stressé ou angoissé, votre état risque d’empirer.
Que faire en cas d’urgence ?
En cas de malaise suite à une prise de protoxyde d’azote ou à un mélange, si la personne est consciente, amenez-la au calme, rassurez-la, aérez-la, offrez-lui de l’eau. Si la personne est inconsciente, appelez d’urgence les secours: composez le 112 (service médical d’urgence – appel gratuit).
Décrivez la personne comme suit: est-elle consciente ou inconsciente, respire-t-elle ou non, son cœur bat-il ou non. Donnez l’adresse exacte (rue, n°, étage). L’état de la personne et le lieu de l’accident sont les deux seules informations nécessaires! Une fois le personnel médical sur place, signalez-lui les produits consommés; il est tenu au secret professionnel.
En intervenant rapidement, vous pouvez lui éviter des problèmes graves, peut-être même lui sauver la vie.
Centre anti-poison: 070/245 245
SOS médecins (à Bruxelles): 02/513 02 02
Autres services de garde: 112
Il existe de multiples définitions de la dépendance et il existe presque autant de types de dépendance qu’il y a de personnes dépendantes. Pour chaque produit et/ou comportement addictif, certaines personnes pourront ressentir certains symptômes de la dépendance, ou non. Chaque situation sera donc toujours particulière. N’hésitez jamais à solliciter un accompagnement professionnel.
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Les informations référencées ici sont, pour la plupart, issues de l’expérience des travailleurs d’Infor Drogues & Addictions et des échanges avec des consommateurs, des professionnels de différents secteurs ou d’autres institutions actives dans le domaine des addictions (notamment celles membres de la féda).
Toutefois, certaines informations ont nécessité d’être vérifiées ou complétées par des sources externes afin de garantir la véracité de l’ensemble du contenu repris ici. Voici les références supplémentaire utilisées pour l’élaboration de cette fiche produit :
- Brochure de réduction des risques liés à l’usage de protoxyde d’azote, réalisée sous la coordination du Réseau Liégeois d’aide et de soins spécialisés en Assuétude (RéLiA) et de Risquer Moins Liège.
- Le dico des drogues de Drogues-Info-Service: Protoxyde d’azote
- Projet Lama: Protoxyde d’azote
- Drogues Santé & Prévention, n° 88, octobre – décembre 2019, édité par Prospective Jeunesse, Des jeunes extra-ordinaires. Focus sur l’Aide à la Jeunesse

