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La méthamphétamine est un stimulant dont la structure chimique est très proche des amphétamines, mais dont les effets sont bien plus puissants. Elle est vendue sous forme de cristaux, de poudre, de gélules ou de comprimés. En Belgique, elle prend souvent le nom de Tina, Meth ou Crystal.

La méthamphétamine est connue pour sa présence aux Etats-Unis, souvent représentée dans les films et séries américaines (Breaking Bad notamment). Elle reste cependant un produit peu consommé en Europe en comparaison.

Attention, aux Etats-Unis, on utilise le terme « speed » pour désigner de la méthamphétamine de synthèse, mais en Belgique, on parle de speed lorsqu’il s’agit d’amphétamines. Pour obtenir des informations concernant le speed comme amphétamine, consultez notre page dédiée.

Autres appellations: Meth, Crystal Meth, Tina, Yabaa, Crystal, Ice, Shabu, etc.

Attention, toutes les informations renseignées ici sont des notions théoriques qui ne remplaceront jamais un accompagnement professionnel. N’hésitez pas à contacter notre service d’accompagnement téléphonique au 02/227 52 52 pour toute demande d’information complémentaire ou personnalisée.

La méthamphétamine est une drogue de synthèse sympathicomimétique et psycho-stimulante dont la structure chimique est très proche des amphétamines. Ses effets sont par contre bien plus intenses et durent plus longtemps (de 6 à 30 heures, voire davantage lorsque la consommation se prolonge sur plusieurs jours sans dormir). Elle est le plus souvent vendue sous forme de poudre ou de cristaux transparents qui se dissolvent facilement dans l’eau ou l’alcool. Elle peut, plus rarement, aussi se retrouver sous forme de gélules ou de comprimés.

La méthamphétamine agit sur le système nerveux central en déclenchant la libération de noradrénaline et de dopamine. Du fait de sa solubilité dans l’eau et les graisses, elle passe facilement du sang au cerveau. Pure, elle se présente sous une forme cristalline, incolore et inodore, qui peut rappeler du verre pilé ou de la glace (d’où son appellation « Ice » ou « Crystal »).

Elle est synthétisée à partir de la pseudoéphédrine, une substance servant de puissant décongestionnant nasal. On retrouve de la pseudoéphédrine dans certains médicaments comme Sinutab, aujourd’hui disponible en Belgique uniquement sous prescription médicale.

La méthamphétamine est parfois erronément confondue avec le speed, qui désigne en Belgique des amphétamines fabriquées dans des laboratoires clandestins, mais qui, aux Etats-Unis, est un terme utilisé pour parler de la méthamphétamine de synthèse. Il s’agit bien de deux produits différents, malgré leur similitude moléculaire et la ressemblance de leurs effets.

Autres appellations: Meth, Crystal Meth, Tina, Yabaa, Crystal, Ice, Shabu, Cristy, Quartz, Batu, Blade, Stove Top, etc.

La production, la vente et la consommation de méthamphétamine sont interdites en vertu de la loi du 24 février 1921 et l’arrêté royal du 6 septembre 2017.

Pour obtenir d’avantage d’informations sur la législation, consultez notre page dédiée.

Attention, la durée de présence des produits dépend beaucoup de la durée de consommation, des doses, des fréquences et des paramètres physiologiques de la personne. Les informations ci-dessous sont donc à prendre avec précaution.

  • Présence dans la salive: 2 à 4 jours
  • Présence dans les urines: plus d’une semaine
  • Présence dans le sang: 2 à 4 jours

Même si sa prolifération récente dans le monde médiatique peut laisser penser le contraire, la méthamphétamine est loin d’être un nouveau produit. Elle a été synthétisée pour la première fois au Japon en 1919. Soluble dans l’eau, elle en faisait un produit facile à injecter et a connu un usage thérapeutique limité.

Elle a ensuite été brevetée et commercialisée par les entreprises pharmaceutiques allemandes Temmler à partir de 1938, sous le nom de pervitine (Pervitin). Disponible sous forme de comprimés ou en injection, ce produit était utilisé pour réduire la sensation de fatigue et de peur. Cela lui a notamment valu d’être largement distribué aux soldats allemands durant la Seconde Guerre Mondiale, sous forme de comprimés.

Après la guerre, l’usage de la méthamphétamine s’est étendu au Japon et aux Etats-Unis, notamment parce que les réserves de l’armée se sont retrouvées mise à disposition du grand public. Ses capacités à ne plus faire ressentir le sommeil ont été prisées dans certains milieux professionnels. Tout ceci lui a valu d’être interdite à partir des années 1970, tandis que des laboratoires clandestins se sont développés en parallèle.

Après une légère baisse de la consommation dans les années 1970, la méthamphétamine a connu un regain de popularité à partir des années 1980 et surtout 1990. Elle reste aujourd’hui très présente sur le marché américain, notamment en raison d’un prix de revente bien plus faibles qu’en Europe.

Bien qu’elle soit également présente en Europe occidentale, la méthamphétamine y reste un produit peu consommé et plus difficilement accessible en comparaison avec les Etats-Unis. Depuis quelques années cependant, sa présence sur le marché belge augmente, notamment dans les milieux chemsex HSH et certains milieux festifs.

La méthamphétamine peut être:

  • inhalée: les cristaux sont chauffés et les vapeurs sont inhalées. Une pipe en verre est généralement utilisée pour cela, mais d’autres la chauffent sur du papier aluminium.
  • injectée: un mode de consommation qui reste rare, mais qui concerne notamment les situations de chemsex où la pratique du slam (injection avant pratique sexuelle) se fait parfois avec de la méthamphétamine (ou d’autres amphétamines modifiées).
  • consommée par voie rectale via des « plugs », c’est-à-dire des aiguilles sans seringue.
  • sniffée (assez rare): soit elle se présente directement sous forme de poudre, soit les cristaux sont réduits en poudre avant d’être sniffés.
  • ingérée (assez rare) sous forme de parachute (dans une boulette de papier à cigarette) ou diluée dans une boisson.

En Belgique, on parle de speed lorsqu’il s’agit d’amphétamines fabriquées dans des laboratoires clandestins. Aux États-Unis, le terme « speed » désigne par contre de la méthamphétamine de synthèse. Notez bien qu’il s’agit de deux produits différents. Pour obtenir des informations concernant les amphétamines, consultez notre page dédiée.

Quand elle se présente sous forme de poudre, la méthamphétamine ne doit pas être confondue avec la cocaïnela kétamine, les cathinones (3-MMC, 2-CB, 4-MEC, 2-CMC, etc.), notamment car la kétamine se consomme en beaucoup plus petite dose.

Quand elle se présente sous forme de cristaux, la méthamphétamine ne doit pas être confondue avec la MDMA, l’héroïne.

Le terme « meth » est parfois utilisé pour désigner la méthadone, un opioïde de substitut prescrit dans le traitement des addictions et qui n’a aucun lien avec la méthamphétamine.

Attention, les effets recherchés peuvent être différents des effets rencontrés. Ceux-ci peuvent être liés à l’état mental et physique de la personne, du contexte de consommation (stress, anxiété, en groupe ou seul, etc.) et/ou à la qualité du produit (notamment selon s’il provient du marché noir ou du circuit légal).

Comme elle passe plus rapidement du sang au cerveau, la méthamphétamine a des effets similaires aux amphétamines, mais plus intenses et plus durables. Ceux-ci peuvent durer de 6 à 30 heures et jusqu’à 72 heures lorsque la consommation se prolonge sur plusieurs jours sans dormir. Leur durée dépend de la dose, de la tolérance et du mode consommation. Inhalée ou injectée, la méthamphétamine agit très rapidement, provoquant une forte montée (le rush) qui ne dure que quelques minutes.

L’augmentation de la concentration et des performances ne concerne que les activités simples et répétitives. La méthamphétamine n’améliore pas les processus intellectuels complexes. La suppression de la fatigue, la désinhibition et la diminution de l’esprit critique donnent cependant l’impression d’un accroissement général des performances.

Les principaux effets de la méthamphétamine sont:

  • Augmentation de la confiance en soi, sensation de puissance et d’extra-lucidité (sentiment de vigilance)
  • Sensation d’avoir plus d’endurance et diminution de la sensation de fatigue
  • Déshydratation
  • Diminution significative de l’appétit
  • Contractions musculaires, grincements des dents
  • Accélération du déroulement des pensées et besoin de parler sans cesse, ce qui peut diminuer la concentration
  • Sensation d’euphorie et désinhibition
  • Diminution de la sensibilité à la douleur
  • Augmentation de la température de l’organisme, du rythme cardiaque et de la pression artérielle (sensation d’avoir plus d’énergie)
  • À fortes doses, ces effets s’intensifient et peuvent se transformer en un état de surexcitation et d’agitation

Descente

Lorsque les effets se dissipent, suit rapidement une phrase de descente qui peut durer plusieurs jours. Elle se manifeste par une humeur dépressive, avec une sensation de tête vide, d’incapacité physique et psychique. Elle est également marquée par des troubles importants du sommeil (insomnie ou hypersomnie), ce qui peut rendre la personne usagère irritable et agressive. La descente est décrite par certaines personnes usagères régulières comme extrêmement pénible. Elles se disent parfois incapables de faire quoi que ce soit avant de consommer dès le réveil.

Attention, dans le cadre d’une consommation chronique, les effets peuvent changer. Certains effets peuvent s’atténuer ou s’intensifier, tandis que d’autres peuvent disparaître ou apparaître. Les nouveaux effets rencontrés peuvent s’approcher des effets recherchés initialement ou justement s’en éloigner.

L’arrêt de la consommation provoque généralement une grande fatigue, de l’anxiété et des difficultés à trouver le sommeil. Ces effets difficiles à vivre sont souvent un obstacle lors de l’arrêt d’une consommation régulière. Une aide extérieure peut aider à surmonter ces difficultés.

L’usage prolongé peut induire des troubles comportementaux. Le manque de sommeil prolongé induit par une consommation régulière peut par ailleurs produire des hallucinations. Une baisse de l’appétit est également courante.

Les effets indésirables de la méthamphétamine sont nombreux et identiques aux amphétamines, mais ils sont bien plus intenses et durables.
À moyen et à long terme, les effets peuvent être insomnie, anxiété, éruptions cutanées, dérèglement du cycle menstruel, troubles de rythme cardiaque, hypertension, insuffisance rénale ou encore troubles psychiatriques.

La consommation de méthamphétamine fait encourir plusieurs risques:

  • Augmentation de la température de l’organisme, du rythme cardiaque et de la pression artérielle à des niveaux potentiellement dangereux, entraînant des risques de crises cardiaques, d’accidents vasculaire cérébraux, voire de comas et de décès.
  • Risque de ne plus ressentir la faim et la fatigue, donc de sous-alimentation et de privation du sommeil, ce qui peut avoir des conséquences graves sur la santé mentale et physique de la personne qui consomme.
  • Comme d’autres produits, la méthamphétamine peut provoquer des difficultés à uriner (avec des douleurs urinaires) jusqu’à plusieurs heures après la consommation.
  • La perception du seuil de douleur est altérée, ce qui augmente le risque de blessure.
  • Excès de sérotonine (syndrome sérotoninergique): combinaison de symptômes affectant l’état mental et le système neuromusculaire, pouvant provoquer de graves complications allant jusqu’au décès. Soyez prudent aux interactions entre méthamphétamine et traitement sérotoninergique et discutez-en avec un médecin.
  • La descente peut laisser épuisé, agressif, et paranoïaque.
  • Le fait de ne rien manger pendant de longues périodes peut provoquer des troubles gastriques.

Les périodes prolongées sous influence, sans repos et sans sommeil, ont tendance à provoquer des pré-lésions frontales au niveau du cerveau, ce qui prédispose grandement à des troubles neurologiques (Parkinson, Alzheimer, etc.). Ce n’est pas tant la toxicité de la méthamphétamine qui est mise en cause, mais bien les longues périodes d’éveil et de stimulation sans des périodes de sommeil suffisant. Le cerveau se « rétracte » sur lui-même et ce stress peut conduire à la formation de pré-lésions mais aussi aggraver un état anxio-dépressif ou psychotique.

Surdosage

Les principaux signes du  surdosage sont:

  • Accélération du rythme respiratoire
  • Sueurs abondantes
  • Forte crispation des muscles
  • Douleurs abdominales
  • Nausées et vomissements

La surdose de méthamphétamine est une urgence médicale car elle peut être létale.

L’usage de méthamphétamine comporte des risques. Si vous décidez d’en prendre, ces quelques conseils pourront vous être utiles.

  1. Il est préférable de commencer par une petite dose pour évaluer votre réaction et la puissance du produit.
  2. Il est fortement déconseillé de consommer lorsqu’on est angoissé, déprimé ou anxieux. Cet état risque d’empirer.
  3. Évitez de consommer de façon massive plusieurs jours d’affilée. Une consommation modérée en quantité et en fréquence aide à limiter les risques de forte dépendance, qui restent néanmoins très importants avec la méthamphétamine (voir la section dépendance et tolérance).
  4. Les mélanges sont à éviter car vous ne savez jamais comment différentes substances vont réagir.
  5. La méthamphétamine épuise le corps: il est essentiel de se reposer et de bien s’alimenter après une prise (aliments riches en vitamines et sels minéraux, tels que fruits et légumes, etc.).
  6. En cas d’activité intense, reposez-vous, aérez-vous et buvez régulièrement, mais en petites quantités. Attention, l’alcool a un effet déshydratant et masque les signaux d’alarme du corps (douleurs musculaires). Il est préférable de porter des vêtements amples et d’éviter casquette et bonnet (sauf au soleil).
  7. La méthamphétamine est particulièrement déconseillée en cas de problèmes cardio-vasculaires, de tension élevée, de diabète, d’asthme ou d’épilepsie.
  8. Après une prise de méthamphétamine, ne prenez pas le volant. Excitation, euphorie, nervosité, agressivité peuvent entraîner une conduite inadaptée ou une prise de risques inconsidérée.
  9. Sniffée, la méthamphétamine peut endommager la cloison nasale. Pour atténuer ces inconvénients, il est utile de rincer les fosses nasales avec du sérum physiologique avant et surtout après le sniff. Ne partagez ni pailles, ni billets afin d’éviter les risques de transmission des hépatites et du Sida. Si l’injection est pratiquée, ne partagez jamais votre matériel d’injection (seringue, cuillère, eau, filtre, etc.). Utilisez systématiquement du matériel neuf à chaque injection.
  10. Si vous suivez un traitement médical (antidépresseurs, traitement de substitution, trithérapie, etc.), parlez-en à votre médecin. La combinaison de certaines substances peut entraîner des risques importants.
  11. Comme tous produits psychotropes, la méthamphétamine traverse la barrière placentaire et passe dans le lait maternel. Elle peut donc être dommageable pour le bébé si vous êtes enceinte ou allaitez.
  12. La méthamphétamine peut augmenter le désir sexuel: n’oubliez pas de vous protéger contre les IST (Infections Sexuellement Transmissibles).

Les mélanges

La composition de la plupart des produits étant incertaine, les mélanges sont risqués car ils entraînent des effets imprévisibles et pas toujours agréables.

  • Méthamphétamine + cocaïne, Poppers, speed/amphétamines: chacune de ces substances fatigue le corps et augmente le rythme cardiaque. Mélanger la méthamphétamine avec l’une d’entre elles augmente donc les risques de hausse soudaine de la pression artérielle, de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral.
  • Méthamphétamine + opiacés (héroïne, morphine):  leurs effets se contrebalancent. Le mélange des deux peut mener à long terme à l’usage de plus grandes quantités de chaque produit, ce qui entraîne plus de risques d’overdose. Cette pratique est parfois appelée « speedball du pauvre » en comparaison avec le « speedball » régulier, qui est un mélange de cocaïne et d’héroïne.
  • Méthamphétamine + hallucinogènes (LSD, psilocybine, champignons et autres): ce mélange augmente fortement le risque de crise d’angoisse (bad trip).
  • Méthamphétamines + ecstasy (MDMA): augmente le risque d’hyperthermie (surchauffe) et de crises de panique.
  • Méthamphétamine + alcool: la consommation de méthamphétamine masque la sensation d’ivresse, qui survient brutalement en « descente ».
  • Méthamphétamine + boissons énergisantes (ou café): augmente le risque de troubles cardiaques (tachycardie, etc.) et entraîne nervosité et tremblements.
  • Méthamphétamine + cannabis: ce mélange, souvent pratiqué pour atténuer les effets de la descente, peut augmenter le risque de crise d’angoisse.
  • Méthamphétamine + médicaments: certains médicaments comme le Viagra augmentent le rythme cardiaque. Mélangés avec une prise de méthamphétamine, ils augmentent donc les risques de crise cardiaque et d’accident cardio-vasculaire. Le mélange méthamphétamine et benzodiazépines ou traitement anxiolytiques crée aussi des risques de surdoses et d’overdoses très importants. Enfin, le mélange méthamphétamine et antidépresseurs augmente le risque de syndrome sérotoninergique, qui est une réaction dangereuse liée un excès de stimulation des neurones activés par la sérotonine dans le cerveau.

Que faire en cas d’urgence ?

En cas de malaise suite à une prise de méthamphétamine ou à un mélange, si la personne est consciente, amenez-la au calme, rassurez-la, aérez-la, offrez-lui de l’eau. Si la personne est inconsciente, appelez d’urgence les secours: composez le 112 (service médical d’urgence – appel gratuit).

Décrivez la personne comme suit: est-elle consciente ou inconsciente, respire-t-elle ou non, son cœur bat-il ou non. Donnez l’adresse exacte (rue, n°, étage). L’état de la personne et le lieu de l’accident sont les deux seules informations nécessaires. Une fois le personnel médical sur place, signalez-lui les produits consommés, il est tenu au secret professionnel.

En intervenant rapidement, vous pouvez lui éviter des problèmes graves, peut-être même lui sauver la vie.

Centre anti-poison: 070/245 245
SOS médecins (à Bruxelles): 02/513 02 02
Autres services de garde: 112

Il existe de multiples définitions de la dépendance et il existe presque autant de types de dépendance qu’il y a de personnes dépendantes. Pour chaque produit et/ou comportement addictif, certaines personnes pourront ressentir certains symptômes de la dépendance, ou non. Chaque situation sera donc toujours particulière. N’hésitez jamais à solliciter un accompagnement professionnel.

Une tolérance à la méthamphétamine s’installe rapidement et la tentation d’augmenter les doses pour ressentir les mêmes effets arrive très vite. Il est toujours recommandé d’espacer les moments de consommation plutôt que d’augmenter les doses.

Il n’est pas prouvé qu’une seule prise de méthamphétamine peut provoquer une dépendance, mais cette dernière a tendance à s’installer très rapidement en cas de consommation régulière. Cela se traduit par une envie irrépressible de consommer que l’on nomme « craving » dans la littérature anglo-saxonne. La dépendance est alors très forte et il est extrêmement difficile de s’inscrire dans une logique de consommation modérée ou d’abstinence.

La dépendance à la méthamphétamine est très marquée par ce qu’on appelle des « cue points » ou « indices déclencheurs ». Il s’agit de stimuli environnementaux, sensoriels ou émotionnels associés à des moments de consommations passés et qui déclenchent une intense envie de consommer (« craving »), parfois même plusieurs années après l’arrêt. Pour certaines personnes usagères ou ex-usagères, la simple évocation du produit, la vue d’aiguilles ou de veines apparentes suffit par exemple à provoquer cette envie irrépressible. La nature de ces « cue points » ou « indices déclencheurs » et l’intensité des expériences sont très importantes dans le développement de la dépendance, encore plus que le produit lui-même.

Les informations référencées ici sont, pour la plupart, issues de l’expérience des travailleurs d’Infor Drogues & Addictions et des échanges avec des consommateurs, des professionnels de différents secteurs ou d’autres institutions actives dans le domaine des addictions (notamment celles membres de la féda).

Toutefois, certaines informations ont nécessité d’être vérifiées ou complétées par des sources externes afin de garantir la véracité de l’ensemble du contenu repris ici. Voici les références supplémentaire utilisées pour l’élaboration de cette fiche produit: